Ange de la Rédemption Demi-Ange reculé


  Age : 17 Inscrit le : 06 Avr 2007 Messages : 18 Clan : demi-Anges reculés Sexualité : Hétérosexuel arme : Une paire de colts python.
 | Sujet: Le sang de l'araignée Sam 23 Juin - 22:22 | |
| Je marchai d’un pas rapide pendant une heure. Et encore un peu avant d’arriver au mur. Il s’élevait, me surplombant de toute sa hauteur. Je levai les yeux et vis que le sommet semblait éminemment plus fin que là où j’étais. L’effet de la perspective. Je posai une main sur le mur. Il était plein d’aspérité mais semblait taillé d’un seul tenant dans un immense rocher. Je n’avais jamais escaladé. Mais la vision d’un guerrier fou appuyé sur une claymore me traversa l’esprit et je sautai, crochetant un point saillant de la roche. J’envoyai l’autre main et fis de même à une autre aspérité. J’étais maintenant suspendu…à une trentaine de centimètres du sol. Les muscles saillaient sur mes bras et je sentais que je ne tiendrais pas longtemps. Je n’arriverais pas en haut. Pourtant je remontai une jambe et appuyai sur la prise de mon pied pour m’élever encore, péniblement, et je recommençai, j’avais les mains écorchées, le bout des doigts en sang, j’avais parcouru sept mètres. Je regardai en bas, le sol était loin. Puis je regardai en haut, et le sommet était encore plus loin. J’avais une jambe pendant dans le vide et mes bras me faisaient mal, mes doigts poisseux de sang n’accrochaient plus à la roche. Je tentai pourtant de continuer et ma main lâcha à la prise suivante. Je me retrouvai uniquement en équilibre sur un pied et retenu par la main de l’autre coté. Je sus instantanément que ce n’était pas assez pour me retenir, et sentis lentement mon pied glisser le long de la roche. En fait, bien que lente, cette glissade fut très rapide à cause de la précarité de ma pris. Puis mon pied lâcha, je chutai un instant, et tout mon poids vint tirailler sur ma main blessée, qui lâcha aussi tôt. La chute se fit au ralenti, cependant le choc ne fut pas atténué, et bien que j’aie eu le temps de compter les prises sur la paroi servant de mur, le choc fut rude au possible, me coupant le souffle. Je tombai sur le dos, et quand ma tête toucha le sol, j’entendis un rire éclater, puis disparaître aussi tôt, comme un rêve.
-Et merde…
Je restai comme ça un instant et me relevai, puis envoyai un violent coup de poing dans le mur. Il y eut un craquement, je cherchai la fêlure qui devait être apparue sur la pierre. Un douloureux élancement me fit comprendre que c’était mes doigts qui avaient craqué. Ce constat m’emplit d’une rage débridée et je frappai encore plusieurs fois le mur. Après le bout de mes doigts, ce furent mes phalanges qui furent en sang, et deux marques rouges se dessinèrent sur le mur tandis qu’à chaque coup je sentais mes os se briser en morceaux plus petits encore. Finalement je cessai, j’étais couvert de sueur et la tête me tournait. La douleur avait d’abord était diffuse, puis brûlante, pour finalement disparaître. Deux marques rouges se trouvaient sur la porte. Mais la porte, elle, ne se trouvait pas là un instant plus tôt. J’étais sûr d’avoir frappé sur un mur de pierre, et c’était une porte de chêne qui portait les marques de mes assauts. J’eus un rire hystérique entrecoupé de sanglots douloureux en regardant la scène, et je levai mes mains à hauteur de mes yeux avant de m’écrier :
-Tu me casses les couilles !
Je tirai mes deux revolvers et la douleur disparut se rappela vivement à moi, mai je n’en tins pas compte, vidant les deux barillets sur le bois, à bout portant. Je ne m’arrêtai que quand le son tonitruant de armes se dissipa enfin et que le « clic » signalant un tir à vide parvint à mes oreilles.
-J’en peux plus de cet endroit…Mon Dieu sors-moi de là…fis-je, priant pour la toute première fois de ma vie. Sors-moi de là…
Je me pris la tête à deux mains et la douleur n’en fut que plus intenable. Je levai les yeux sur la porte, il n’y avait pas encoche, et quand je baissai les yeux je vis les balles enfoncées gisants aux pieds du panneau de bois. Elles n’avaient pas ricoché et ne s’étaient pas plus enfoncées. Pourtant sur le coup ce fait étrange ne m’avait pas frappé. Je m’appuyai dos contre la porte et me laissai tomber, la brûlure des bales encore chaudes sur mon séant n’éveilla pas la moindre réaction en moi. Dormir…C’est ce que je dis, mes ailes re :pliées autour de moi comme pour me garder. _________________
 L'heure de la faux a sonné On n'arrête pas la grande horloge Le vent divin l'a emporté Pourtant cela t'interroge N'as-tu rien à regretter ? |
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